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# Posté le mardi 09 juin 2009 05:51

RECRUTEMENT DE LA COSA NOSTRA

RECRUTEMENT DE LA COSA NOSTRA
Recrutement de la Cosa nostra [modifier]

La Cosa Nostra est scrupuleuse lors de l'initiation d'un futur membre au sein de leur "famille". Un mafieux doit être obligatoirement :

* sicilien de père et de mère
* de sexe masculin et catholique

Sont d'office interdits d'initiation :

* Eléments nés hors de la Sicile,[réf. nécessaire]
* Fils illégitimes (même de parents séparés ou divorcés),
* Les communistes ou fils de ces derniers,
* Les fils ou frères de femmes "légères",
* Les homosexuels,
* Les divorcés,
* Conjoints ou proches de victimes de Cosa Nostra (le v½u de vérité entre hommes d'honneur leur révélerait le nom de l'assassin et déclencherait des vendettas sans fin),
* Proches parents de policiers, magistrats ou fonctionnaires de toute instance répressive.

Dès l'âge de raison, et souvent de père en fils, le jeune est imprégné des "valeurs mafieuses". Le jeune est observé, jaugé longuement par les anciens, puis prudemment abordé par des sous-entendus, des demi-silences ou allusions. Si tout est positif, le candidat est invité à adhérer à Cosa Nostra. Cette introduction est à sens unique et on ne sort de l'honorable société que mort ou exclu. Ce qui en pareil cas équivaut pratiquement au même.

Lors de son initiation, le nouveau mafieux doit prêter serment. Le code d'honneur suivant lui est édicté :

* Ne pas désirer les femmes d'autres hommes d'honneur,
* Ne pas voler, ne pas se livrer au proxénétisme,
* Ne pas tuer d'autres hommes d'honneur, sauf ordre de la "Coupole",
* Ne jamais parler de Cosa Nostra en public,
* Ne jamais se présenter soi-même comme homme d'honneur, même à d'autres hommes d'honneur,
* Respecter l'omertà (loi du silence).

La première épreuve après l'initiation est souvent un meurtre désigné par la Coupole en signe de soumission et d'obéissance à l'organisation. Toutefois, les entrepreneurs, les fonctionnaires, les membres de professions libérales et les ecclésiastiques sont dispensés d'assassinat.

# Posté le mercredi 19 novembre 2008 06:56

LA MAFIA RUSSE

LA MAFIA RUSSE
L'ex -U RSS a régulièrement eu cette réputation d'être une « kleptocratie » et rien n'aurait changé depuis la disparition du régime com­muniste, mais il s'agit de rester prudent dans les analyses en l'état des informations disponibles.
On comptait en 1995 plus de 1 300 organisations criminelles dans la Fédération russe (1). Selon une étude publiée par l'Académie des sciences de Russie, le crime organisé contrôlait alors 40 % de l'économie, la moitié du parc immobilier commercial de Moscou, les deux tiers des institutions commerciales, soit au total 35 000 entreprises, 400 banques et 150 sociétés d'Etat (2). Pour les observateurs les criminels russes sont imaginatifs et plus évo­lués que nombre des mafieux du monde. Cela se ressent dans l'étendue du champ de leurs actions criminelles et dans l'efficacité de leurs méthodes. Ils pratiquent le prêt à usure, le vol et le trafic de véhicules volés, le meurtre, le détournement de richesses natio­nales, le trafic d'armes et d'autres spécialités comme la fraude aux télécommunications par clonage des données numériques d'un téléphone cellulaire, au détriment de la com­pagnie de téléphone ou l'escroquerie aux assurances. L'extorsion de fonds fait partie de leur panoplie . Un demi-million de prostituées qui opérant en Europe occidentale sous la tutelle des proxénètes russes et albano-­kosovars, rapporteraient 100 millions de dollars chaque jour.

Blanchiment

La mafia russe brasse des milliards de dollars et les blanchit grâce à leurs compagnies offshore mais aussi grâce aux banques nombreuses qu'ils possèdent. Les ramifications de la mafia russe sont nombreuses et étendues jusqu'au plus haut sommet de l'état comme le reflète parfaitement les accusations de corruption sur la famille Elstine et particulièrement sur sa fille. En 1997, on estimait à 100 milliards de dollars les som­mes sorties du pays depuis la fin du régime soviétique. Le Centre américain d'études stratégiques et internationales chiffrait à 1 milliard de dollars par mois les transferts de fonds douteux de la Russie vers l'île de Chypre. En mars 1996, le ministère russe de l'Intérieur estimait entre 60 et 70 000 milliards de roubles les sommes accumulées et con­trôlées par le crime organisé de son pays. Ces dernières années, une cinquantaine de responsables ou d'employés de banques ou d'entreprises russes ont été tués dans des attentats . Des témoins rapportent que des banques ont été créées le temps de recevoir des aides destinées à des régions en difficultés avant de s'évanouir avec l'argent. L'infiltration du système bancaire russe implique un accès facile à la communauté bancaire internationale qui est ouvert offrant l'opportunité de blanchir les profits illégaux en tout lieu et en tout temps. 60 % des 3 000 banques en activité en Russie seraient contrôlées par des groupes mafieux. La crise russe de 1998 aurait été provoquée par l' évasion de capitaux provenant de l'aide et des crédits internationaux en direction de centres offshore comme Nauru. En 1996, environ 100 millions de US$ en espèces étaient rapatriés quotidiennement des Etats-Unis vers la Russie (3)

Commerce itinérant, pétrole, stupéfiants, armes etc.

En Russie, pour réussir à passer à travers de la crise, il faut presque absolument "brasser des affaires" sous la table, la mafia contrôlant de larges parts de l'économie libre. On trouve de tout sur le marché noir russe. Des vendeurs itinérants, encouragés par l'État, parcourent le monde afin de trouver des biens de consommation à revendre et ce sans payer de droit de douanes. Le gouvernement tolère leurs activités, espérant que ceux qui s'enrichiront investiront dans l'économie locale. Mais ils doivent payer un impôt à la mafia, qui s'est emparée du contrôle d'une importante partie du marché économique russe. Une bonne partie des entreprises essaie de ne pas payer de taxes et tente d'échapper à la pression fiscale afin de réussir à survivre. Elles sont donc illégales et nécessitent la protection de la mafia contre les instances gouvernementales. La mafia, étant donné sa toute-puissance, a fait fuir de nombreux investisseurs étrangers. La mafia étant traditionnellement spécialisée dans le commerce des armes, de la drogue et de la prostitution, elle a maintenant pris place dans l'extraction de pétrole, de minerais précieux, la distribution, le négoce, les transports, le secteur financier et l'immobilier (4) . Quand les nombreuses sociétés étrangères, une fois parties, ont laissé libre les marchés qu'elles exploitaient des mafieux ont reconquis avec leurs sociétés fictives basées dans des paradis fiscaux ces mêmes parts de marché. En 2000, certains estimaient qu' ils avaient acquis un certain monopole et engrangeraient des profits monstres dont une partie étaient reversée aux fonctionnaires payés pour fermer les yeux . Les exportations frauduleuses annuelles de pétrole représente­raient pour les groupes mafieux russes qui les contrôlent un chiffre d'affaires de 15 milliards de dollars. Les fraudes aux taxes sur les carburants ont été mises en place en Californie et à New York. Les mafieux Russes, parvenant à éluder à leur profit des sommes colossales qui devraient revenir à l'État, environ 5 milliards de dollars par an. Les montages qui permettent ces bénéfices sont variés mais un de ceux en vogue consiste à créer toute une série de sociétés fictives qui se revendent entre elles le carburant et lorsqu'il s'agissait de déterminer qui devait payer la taxe, il n'y avait personne. Le niveau de ces fraudes a contraint les autorités américaines à réagir par l'adoption de lois faisant payer la taxe le plus en amont possible.

Les mafias russes tireraient aussi chaque année des mil­liards de dollars du trafic de stupéfiants, marché qu'ils ont pénétré en force aux États-Unis notamment (trafics d'héroïne et de cocaïne.) La Russie est devenue un consommateur colossal des drogues. Selon les statistiques officielles, près de 269 000 toxicomanes seraient enregistrés aujourd'hui, les chiffres réels devant être beaucoup plus importants. La structure du marché change, les drogues de haute concentration, en premier lieu, de l'héroïne afghane , la production des drogues dans le pays augmente y compris des drogues synthétiques bon marché aboutissant ? une dépendance immédiate. Le nombre de laboratoires en Russie s'est accru, ces dernières années, d'une façon considérable. (5)

Le trafic des stupéfiants, en Tchéquie, était l'affaire des gangs des pays balkaniques. Aujourd'hui, c'est la mafia russe qui domine. Les gangs russophones ont bien compris l'intérêt de la pervitine (un stupéfiant typiquement Tchèque fabriqué à partir de divers médicaments) et ont mis la main sur les réseaux de fabrication et de distribution. Par la force, beaucoup plus brutale, la mafia russe a regroupé les fabricants de pervitine en Tchéquie, les obligeant à produire de la drogue de bonne qualité, destinée à l'exportation, vers l' Allemagne principalement. Les gangs russophones décentralisent, aussi, la production. Il y a de moins en moins de laboratoires clandestins dans les grandes villes. Ils se trouvent, plutôt, dans des communes de moindre importance ou dans des endroits isolés. Avec la guerre en Afghanistan, la pervitine est aussi devenue une drogue recherchée sur le marché occidental, l'héroïne faisant défaut. La mafia Russe a également des liens actifs avec les réseaux africains. (6)

Le trafic d'armes constitue une source importante de revenus. L'effondrement du système soviétique et l'absence de contrôle qui s'en est suivi dans bien des domaines ressortissant de la compétence de l'État ont donné la possibilité à des militai­res (avides ou dans le besoin) de vendre leurs équipements. Le marché a connu de la sorte une affluence de matériel militaire ( spatial et nucléaire, y compris des missiles téléguidés, du plutonium pour armes nucléaires et de l'armement conventionnel) qui a été racheté par les mafieux russes qui auraient le quasi monopole des trafics de matériel issus des stocks de l'ancienne Armée rouge.

Les entreprises de protection

10 % du produit national brut de la Russie pro­viendrait du racket d'entreprises ces ponctions obliga­toires ont été érigées en système. Généralement l'entreprise de violence est exclusivement gérée et contrôlée par l'Etat, c'est-à-dire par une autorité publique, et cela à des fins publiques, ne relèvant pas de la sphère de l'entreprise privée. Dans la Russie contemporaine, a u fur et à mesure du développement de l'entreprise privée, de l'augmentation et de l'intensification des transactions, les fonctions du « partenariat imposé » se sont diversifiées. Des « groupes de protection privée » ont participé activement aux négociations d'affaires, offrant des garanties informelles aux transactions et demandant la même chose aux autres partenaires impliqués dans le marché. Ces tâches ont été accomplies aussi bien par des groupes criminels organisés que par la police d'Etat ou par des employés de sécurité agissant de façon informelle. En 2000, les observateurs estimaient que la majorité des grosses transactions d'affaires ne pouvaient être conclues qu'avec la participation de partenaires imposés et grâce aux garanties mutuelles qu'ils offraient. Mis à part la sécurité, le contrôle du risque, le recouvrement des dettes et le règlement des conflits, les partenaires imposés interviennent encore en tant que médiateurs entre les entreprises privées et les bureaucraties d'Etat, aidant les premières à obtenir des autorisations, des licences, des recommandations, des exemptions fiscales, mobilisant les organes étatiques (police, services d'inspection ou contrôle sanitaire) pour faire du tort aux compagnies concurrentes etc.(7)

Les premiers groupes de racketteurs ont été surtout engagés pour assurer la protection physique contre d'autres groupes du même type et pour obtenir le recouvrement de dettes . Un gang de racketteurs « obtient » de l'argent d'une entreprise en lui offrant une protection contre d'autres gangs de même nature. Un groupe criminel « contrôle » une entreprise lorsque, en plus de la protection physique, il y introduit son propre comptable ou son vérificateur. A ce stade, le groupe a quitté le racket pour se lancer dans le partenariat imposé. Enfin quand un groupe d'entrepreneurs « résout » - en usant de la violence - les « problèmes » d'une entreprise, il investit de l'argent dans cette entreprise et introduit certains de ses membres dans le conseil de direction; il devient actionnaire et accroît sa part de revenus. (7)

Pour l'entreprise cliente, ces paiements constituent des coûts de transaction. Un grand nombre de petites et moyennes entreprises russes passent sous le contrôle des groupes criminels, soit en raison de la nature parallèle de leurs propres activités économiques, soit parce qu'elles ont cédé devant les tactiques d'intimidation de ces groupes. Dans la plupart des cas, de toutes les façons, les groupes criminels sont tout simplement plus efficaces que les organes d'Etat dans la résolution des problèmes que doivent affronter quotidiennement les entrepreneurs russes. Une étude datant de 1996 et 1997, faisait apparaître que11% des entrepreneurs reconaissaient avoir amenés à utiliser la force pour résoudre des problèmes ; 42 `% avaient l'expérience de l'usage de telles méthodes ; 53% admettaient effectuer des paiements réguliers pour des services de protection; et plus d'un tiers d'entre eux considérait que le niveau de ces paiements était important".(7)

Depuis l'adoption de la loi fédérale sur "les activités de protection", les anciens officiers de la sécurité d'Elat ont pu légalement entrer sur le marché de la protection privée et des services de surveillance. En 2000 certains experts estimaient à 20%, les anciens cadres du KGB engagés dans le commerce informel de la « couverture » Cette légalisation du commerce de la protection privée a dans le même temps offert de nouvelles opportunités aux groupes criminels. Nombre d'entre eux ont soit créé leurs propres compagnies, soit embauché du personnel des compagnies créées par la police pour leur déléguer une partie du travail.

# Posté le mercredi 19 novembre 2008 06:50

TRIADE CHINOISE

TRIADE CHINOISE




Depuis le début de la décennie 1980, les triades sont de retour. Fraîchement réimportées de Chine et de Taiwan, elles ne paraissent n'être plus désormais que de simples organisations criminelles, souvent extrêmement violentes. Pour Jean Baffie ( 1) , c e n'est sans doute pas avant quelques années que l'on pourra se faire une opinion plus juste du rôle social de des « nouvelles triades ». Mais si on veut dès à présent tenter de dépasser ce premier aspect d'organisation criminelle transnationale, il faut accepter que ces sociétés criminelles chinoises peuvent être, au moins jusqu'à un certain point, considérées comme les fers de lance de cette nouvelle diaspora chinoise vers les pays d'Asie, mais aussi d'Europe et d'Amérique, les pays d'Asie du Sud-Est n'étant plus considérés que comme une première étape.
Aujourd'hui, les « sept sours du crime », organisations transnationales issues de Hong-Kong, Macao et Taïwan, représentent la première puissance criminelle au monde. Elles sont partout. Leur mode d'organisation ne délaisse aucune activité humaine liée au crime , estime Roger Faligot (3). La mafia chinoise passe volontiers des accords avec ses homologues régionaux, créant une étonnante division du « travail criminel » à l'échelon planétaire. Ainsi « Cosa Nostra », et ses cousines italiennes se sont aujourd'hui recyclées dans des activités délictueuses de notables, moins dangereuses pénalement. Tout ce qui oblige à se salir les mains et à prendre des risques est sous-traité aux Chinois qui, eux-mêmes, tiennent sous leur coupe des ressortissants albanais ou africains.

Les Triades sont impliquées dans toutes sortes d'activités illicites : extorsion de fonds, trafic de drogue, prostitution, immigration illégale et jeux. Elles opèrent au travers des larges canaux de l'immigration chinoise et ont établi des réseaux aux Etats-Unis et au Canada. Leurs activités s'étendent aussi à l'Europe occidentale : elles opèrent à présent à Amsterdam, à Londres et en Espagne. (2)

Canada

Réputées l'une des mafias les plus dangereuses au monde, les triades chinoises représentent, après les motards, la seconde menace en importance pour la sécurité nationale au Canada depuis le début des années 1990. Trafic de stupéfiants, racket, prêts usuraires, immigration clandestine, contrefaçon, piratage de produits audiovisuels, falsification de cartes de crédit, réseaux de prostitution : pour ces sociétés secrètes criminelles, tous les moyens sont bons pour gagner de l'argent. Elles n'hésitent d'ailleurs pas à utiliser une extrême violence pour arriver à leurs fins. (4) Thierry Cretin rappelle un principe fondamental relié à ces organisations criminelles : « Là où il y a des Chinois et de l'argent, il y a des triades. » Dialecte incompréhensible, peau jaune, yeux bridés, habitudes culturelles étranges, les Chinois ont tout pour effrayer les Blancs. Cette peur de l'étranger, les Chinois la subiront pendant plus d'un siècle au Canada. Racisme, taxe d'entrée, violence, mépris des droits les plus fondamentaux, les Chinois seront, dès leur arrivée en 1858, traités comme des citoyens de seconde classe. D'abord réduits aux tâches les plus ingrates, ils gravissent les échelons de la société pour s'établir comme l'une des communautés les plus riches et dynamiques à la fin du 20e siècle. (5)

Les triades chinoises ou les groupes chinois de passeurs d'immigrants clandestins sont de plus en plus présents et se livrent de plus en plus au grand jour à ce trafic d'êtres humains. (6)

Afrique

Les triades chinoises ont fortement investi le trafic d'ivoire

et celui de la corne de. rhinocéros.(7), « L'Afrique australe accueille aussi une grande variété d'activités de trafic d'êtres humains, des opérations internationales des triades chinoises au commerce transfrontalier de personnes aux mains de syndicats locaux du crime.

Macao

A Macao, les casinos génèrent quelque deux milliards de dollars et constituent les premières ressources de l'enclave. Ils sont la cible privilégiée du crime organisé. L'enclave est régulièrement secouée de crimes crapuleux, meurtres de chefs de gangs, tentatives d'assassinats de divers responsables de l'administration locale. Une violence due notamment au repli sur Macao de la pègre de Hong Kong. En 1996, la police hongkongaise, à la demande de Pékin, avait lancé une vaste opération de nettoyage de la colonie britannique. (9) Le monopole des casinos est revendiqué par le plus célèbre des représentants des triades de Macao, Wan Kuok-koi se vantait en 1999 de disposer sous ses ordres quelque 10 000 hommes au sein d'une organisation secrète du nom de 14K (en référence au nombre de carats que l'on trouve dans l'or traditionnellement traité à Macao). (9)

Corruption

En théorie, tous les chinois sont égaux devant le saint parti et ses organes administratifs, policiers ou judiciaires. En fait, la réalité est souvent entachée de bleu, couleur des billets de 100 yuans à l'effigie, i de Mao et de ses acolytes (le Premier ministre Zhou Enlai, le président Liu Shaoqi et le maréchal Zhu De). Les billets discrètement échangés ouvrent les portes, accélèrent les coups de tampons, règlent les contentieux, retournent les situations, provoquent la bienveillance des officiels ou leur font perdre la mémoire. En 1994, les "cadeaux" ont représenté jusqu'à 5% du coût d'exploitation des sociétés présentes en Chine.

Les revenus d'un officiel sont donc composés d'un fixe payé par le gouvernement d'un variable, proportionnel au zèle que le fonctionnaire met à faire malhonnêtement son travail. Entre fermer les yeux ou devoir augmenter les salaires de la fonction publique, le gouvernement a pour le moment tranché. Tout juste se borne-t-il, périodiquement, lorsque la corruption est trop importante ou trop visible, lorsque les média ont eu vent de l'affaire ou lorsque la personne impliquée est en disgrâce politique, à frapper un grand coup sur la table. Arrestations et exécutions rappellent occasionnellement à tous la règle fondamentale de la corruption: la discrétion. (8)

Stupéfiants

La rétrocession de Hong Kong à la Chine a incité les mafias du sud-est asiatique à venir investir leur argent sale dans la colonie anglaise, à Shenzhen et dans les zones économiques spéciales côtières. L'ouverture, déjà ancienne, des zones frontalières à l'économie de marché, le boom des transports, l'amélioration des moyens de communication facilite le transit des stupéfiants que ce soit au Yunnan, région limitrophe du Triangle d'or ou dans les régions intérieures. Facilités économiques et législatives concernant l'ouverture de sociétés mixtes, absence de régulations et de contrôle concernant ces dernières, corruption généralisée facilitent le flot d'investissements douteux issus du trafic. Les autorités chinoises semblent désormais prêtes à toutes les entorses pour faciliter le décollage du pays et l'enrichissement d'une fraction de la population. Selon l'OGD(10) le transit et le trafic de drogue sur le continent peut-être analysé comme une des conséquences logiques de cette politique. Une autre cause de l'aggravation de la situation, dans le cas précis du transit et de la consommation de l'héroïne, a pour origine les relations étroites que Pékin entretient avec la junte militaire birmane dont les membres couvrent les trafics. (10)

Le cannabis pousse à l'état sauvage dans certaines régions, plus particulièrement au Yunnan et au Tibet. Il fait le bonheur des touristes étrangers, mais il est aussi consommé sur place par certaines minorités ethniques du Yunnan. Une partie de l'opium cultivé à des fins pharmaceutiques dans certaines régions, serait détournée pour être consommée ou pour produire de l'héroïne. La folie des affaires entraînent certaines catégories sociales à trafiquer en dépit de la sévérité des peines encourues. Le chiffre officiel des condamnations à mort ou à une peine de prison à vie pour trafic de drogues, a été de 796 en 1996. Le nombre total d'arrestations dans le cadre de la "Guerre à la drogue", s'élève à 110 000 personnes. Le flot de demandeurs d'emploi transitant par les villes ne cessant d'augmenter, il est difficile de contrôler les petits trafiquants. Les petits entrepreneurs et les "nouveaux riches" dont les revenus augmentent, vont également grossir les rangs des toxicomanes. A Pékin, le quartier des universités, Haidian, semblait alors être le plus touché. Certains membres de la communauté ouïgour qui y vivent et exercent souvent le métier de restaurateurs, se contentaient jusqu'ici de vendre du haschisch. Ils étaient en 1997 passés au commerce d'héroïne, plus lucratif. La consommation d'héroïne, notamment par voie intraveineuse touchant alors aussi bien les régions pauvres de l'intérieur - Shaanxi, Gansu, Ningxia, Mongolie Intérieure - que les zones côtières à fort développement économique. (10)

En 1997, la délinquance liée à la drogue était en augmentation constante, plus particulièrement en milieu urbain mais aussi dans les campagnes où l'on observe une recrudescence de sociétés secrètes à caractères mafieux ou religieux. Elles semblaient impliquées dans le jeu, la prostitution, le trafic de drogues. La presse officielle accuse certains cadres locaux de les protéger. La disparité des salaires entre villes et campagnes pouvant expliquer cette recrudescence de la criminalité. Une autre pourrait être les liens ambigus qu'entretiennent les triades chinoises et le gouvernement de Pékin, toujours selon l'Observatoire Géopolitique des drogues (10)

L'éphédrine, tirée de la plante ephedra vulgaris, qui pousse à l'état sauvage en Chine, notamment dans la province du Fujian, est largement utilisée dans la pharmacopée chinoise. Le système répressif, bien que corrompu, semblait avoir préservé la population chinoise d'une toxicomanie de masse. La Corée du Nord qui, elle aussi, s'est très prudemment ouverte à "l'économie de marché de type socialiste", produisait également du pavot à opium. Une partie de cette production d'Etat destinée à l'industrie pharmaceutique, semblait en 1997, avoir été détournée pour servir notamment à l'achat d'armes. Selon le FSB (héritier de certaines activités du KGB), les centrales d'import/export nord-coréennes Nyna et 888 s'occupaient alors de la commercialisation de la drogue.

Enfin, le Mexique et la Chine ont reconnu, en novembre 1996, l'existence d'un trafic de précurseurs destinés aux Etats-Unis passant par leurs territoires. Des produits chimiques chinois étaient achetés légalement par des sociétés mexicaines et réexportés clandestinement vers les Etats-Unis pour la fabrication d'amphétamines. Un accord visant à mettre fin à ce trafic sera néanmoins signé en présence des présidents mexicain Ernesto Zedillo et chinois Jiang Zemin. (10)
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# Posté le mercredi 19 novembre 2008 06:48

LA MAFIA JAPONAISE: LES YAKUZA

LA MAFIA JAPONAISE: LES YAKUZA


Un Yakuza est un membre de la mafia japonaise. Le mot est en fait formé de trois caractères ya-ku-za, qui signifie, "gars du milieu", "vaurien". Le terme de Yakuza, quant à lui, est tiré du vocabulaire d'un jeu de dé, signifiant "8, 9, 3" et désignant la combinaison perdante. Par extension, elle désigne, les perdants, les rejetés, les gens en marge de la société. Hier comme aujourd'hui, un Yakuza est d'abord un individu rejeté d'une manière ou d'une autre par la société, parce qu'il est pauvre, qu'il a un passé criminel ou qu'il n'a tout simplement pas les ressources suffisantes pour s'intégrer. Devenir Yakuza signifie être accepté au sein d'une communauté, entouré, défendu. Ils seraient actuellement 90000 au Japon, repartis en 2.500 gangs. Au début des années 60, il y en avait près de 180.000, repartis en 5.000 gangs. Acteurs majeurs de la situation politique et surtout économique, ils ont dans une certaine mesure contribué à donner au pays son visage actuel. (1)
Origines des Yakuzas

Certains auteurs voient l'apparition des ancêtres des Yakuzas au courant du XVème siècle. De multiples organisations de Rônins (anciens samouraïs et, de ce fait, excellents combattants) sillonnent le Japon, commettant divers méfaits sur leur passage. Brigands de route, à leur tenues leurs coiffures originales ; ils se déplacent toujours armés. Ce sont kabuki-mono (les "fous") qui adoptent une attitude sauvage, ouvertement criminelle et anarchique. Vers 1612, dans un mouvement de révolte, les machi-yakko , que l'on pourrait définir comme les défenseurs des opprimés, vont s'organiser et s'opposer à eux.. Généralement plus faibles que les kabuki-mono , ils seront perçus comme de véritables héros et s'affirmeront d'une part, part en s'intégrant à la communauté, contrairement aux kabuki-mono qui la rejettent, par un sens prononcé de l'honneur et de la fidélité envers leur chef, d'autre part. C'est de l'héritage de ces derniers que les yakuzas se revendiqueront.
Un certain nombre de machi-yakko vont eux-mêmes se scinder au milieu du XVIIème siècle : les bakuto , se rattacheront aux jeux de hasard (qui deviendront l'une des ressources les plus lucratives des yakuzas) et les marchands ambulants, ou tekiya , constitueront le noyau dur de ces regroupements. Leur attitude n'est pas vraiment exemplaire, ils se réunissent alors entre eux afin de protéger leurs propres intérêts. Aujourd'hui encore, on utilise les termes bakuto et tekiya pour définir les membres de la mafia, tandis que d'autres catégories sont apparues.


Au XIXème siècle

C'est en 1868 que le Japon est entré dans « l'ère Meiji », synonyme de renouveau, signifiant la fin de la féodalité et le début de l'ère industrielle japonaise. Les Yakuzas prennent alors soin de tisser des liens étroits avec le gouvernement. Parallèlement à ces activités politiques, l'organisation va alors intensifier ses méthodes de recrutement. La place accordée aux jeux tend à s'affaiblir, la police renforçant sa lutte, les tekiya vont voir augmenter effectifs et leurs gains grâce à des couvertures leur garantissant la légalité, en surface bien entendu, de leurs actions. Durant toute cette époque se développe tout un commerce clandestin autour du jeu, du sexe et du marché noir.

Au cours des années 20 ,

La famille Yakuza se politise et se rapproche de l'extrême-droite. Il s'agit alors de prévenir toute manifestation de bienveillance envers l'Occident et, jusqu'au milieu du XXème siècle, les Yakuzas vont se spécialiser dans des actes terroristes visant généralement des hommes politiques séduits par l'optique d'une ouverture du pays aux idéologies provenant d'Europe ou d'Amérique. Suite à l'ouverture du pays à l'Occident et à sa démocratie le statut de l'empereur va être remis en question. Les Yakuzas vont alors développer un nationalisme exacerbé qui les conduit à l'assassinat de deux premiers ministres et de deux ministres des finances, ainsi qu'à de multiples autres agressions. Jusque dans les années 30, les Yakuzas s'infiltrent dans les milieux ouvriers et dans la politique. Comme ils aident l'ultra nationalisme proche du pouvoir, le gouvernement s'alliera à eux, leur accordant en échange plus de liberté.


Après la deuxième guerre mondiale

Les années d'occupation américaine seront pour les Yakuzas une période de bienveillance de la part des autorités. On dénombre à cette époque plus de 60 bandes, acoquinée avec les partis politiques et la police, qui ferment les yeux sur leurs activités, les estimant « utiles à la communauté ».
Après la défaite du Japon pendant la 2e Guerre Mondiale, le pays sera totalement ravagé. La pègre en profitera pour s'accaparer le monopole du marché noir. La loi japonaise étant ce qu'elle est, les actions des Yakuzas relèvent presque de la légalité. Mais en 1992, une loi antigang est votée pour tenter de faire disparaître les boryôkudan (syndicats du crime). Les Yakuzas se font alors moins nombreux. Mais ils sont toujours là, camouflés en diverses entreprises. Placés sous la haute surveillance de l'Armée américaine, moins chargée de les condamner que de les observer, ils traversent une période florissante et tranquille, la police ayant perdu le droit d'être armée suite à l'occupation américaine. Les Yakuzas étant anticommunistes (puisque ultra nationalistes), ils seront aussi aidés par les Américains, qui libéreront même des criminels anticommunistes incarcérés. Le marché noir se développe (apparition des gurentai , "voyous", spécialisés dans ce domaine) faisant la fortune de nombreux clans. Le marché noir (du aux rationnements) sera leur mie de pain. L'organisation se structure alors très fortement, se servant de la violence pour parvenir à ses fins, tout en gardant une solidarité et un « honneur » à toute épreuve : c'est que les enjeux devenant plus importants, les hostilités gagnent en ampleur.

Dans les 50's , les américains ne peuvent les combattre, ils deviennent plus violents que leurs prédécésseurs. L'image moderne du Yakuza se dégage alors: inspirés par les gangsters américains, notamment l'imagerie de la mafia de Chicago, ils se coiffent avec soin, portant lunettes et costumes noirs et chemises blanches. Les armes à feu remplacent le sabre, au grand dam des civils: certains gangs demeurent certes attachés à un certain sens de l'honneur, mais d'autres agissent sans état d'âme et n'épargnent pas, lors de règlements de comptes publics, les innocents pris entres les feux., ce qui explique que la population ne les apprécie guère.

Si les accointances des Yakuzas avec le gouvernement et la police leur ont épargné des représailles durant les années 50, la nouvelle génération, qui se développe au début des années 60, se fait plus violente mais aussi beaucoup plus importante ; le temps que les autorités réagissent, elles doivent faire face à plus de 180 000 membres divisés en plusieurs familles. La guerre des gangs, basée sur le partage du territoire, est initiée par Yoshio KODAMA, sorte de Al CAPONE local. (2)

Actuellement

On dénombrerait aujourd'hui environ 90 000 Yakuzas divisés en plusieurs syndicats. Au cours des années 90, la législation va leur porter de durs coups et entamer leurs relations avec les autorités : la loi antigang de mars 1992, dont le but était de connaître et d' empêcher de nuire les Yakuzas et leurs sociétés va entraîner une baisse sensible du recrutement, mais aussi les inciter à mieux s'organiser pour ne pas tomber, à créer des sociétés écran avec des activités légales (Snack, cabarets, ...). Depuis les années 90, les relations des Yakuzas avec les autorités se sont largement effondrées. Une section antigang a été créée pour lutter contre eux mais ils ressortent les anciens arguments qui leur attribuait la criminalité basse au Japon vu la régulation qu'ils exerçaient sur les actions des voyous. Ceci dit, ils sont responsables de la plupart des meurtres perpétrés au Japon et ne sont pas près de disparaître tant leurs domaines d'action sont vastes, tant leurs liens (avec les politiciens, les triades, la mafia sud-coréenne) forts et tant leur place dans l'imaginaire nationale est importante. (3)

Structure et organisation

L'organisation est structurée comme une famille. En haut de la pyramide, on trouve le "père" (oyabun), chef du clan, qui a une autorité totale sur ses subordonnés (kobun) ou enfant (wakashu). L'oyabun est assisté d'un lieutenant, le wakagashira, son bras droit, et d'un autre, le shatei-gashira (de même rang que le 1er mais avec moins d'autorité). Au milieu on trouve les "frères" (kyôdai) et tout en bas les "petits frères" (shatei). Les familles les plus importantes à l'heure actuelle sont le Yamaguchi-gumi ( Kobé, 750 clans et a peu près 20 000 membres), l'Inagawa-kai ( Tokyo, 313 clans et 6 700 membres)et le Sumyoshi-gumi ( Tokyo et côte est, 177 clans et 7 000 membres)

Valeurs

À l'instar des samurai qui suivaient le Bushidô (la voie du guerrier), les Yakuzas suivent leur propre ligne de conduite : le Ninkyôdô (la voie chevaleresque). en voici les principales règles :

1. Tu n'offenseras pas les bons citoyens.

2. Tu ne prendras pas la femme du voisin

3. Tu ne voleras pas l'organisation

4. Tu ne te drogueras pas

5. Tu devras obéissance à ton supérieur

6. Tu accepteras de mourir pour le père ou de faire de la prison pour lui

7. Tu ne devras parler du groupe à quiconque

8. En prison tu ne diras rien

9. Il n'est pas permis de tuer un katagari (personne ne faisant pas partie de la pègre)

On notera que la règle 9 n'est pas souvent appliquée

Les rituels

La cérémonie d'entrée des Yakuzas est très formalisée, il s'agit d'une réception dont la date est fixée par rapport au calendrier lunaire, dans une salle traditionnelle. Cette cérémonie est caractérisée par le silence dont doivent faire preuve les participants tout au long de celle-ci. On trouve dans la salle un autel Shintoîste et une table basse sur laquelle sont entreposés les cadeaux. Tous portent le Kimono, et sont placés suivant un ordre établi. Le Oyabun et le Kobun s'échangent des coupes de Saké. L'oyabun procède alors à un discours énonçant les principes des Yakuzas, la fidélité et l'obéissance aveugle. La cérémonie se termine par le bris du silence lors d'un Omedo Gozaimasu crié en coeur.

La cérémonie de départ, ou de licenciement est plus simple. Lorsqu'un Yakusa trahit son maître, e n cas de manquement aux devoirs, ou autres fautes, la demande de pardon est très douloureuse: il s'agit de s'automutiler sont petit doigt et de l'offrir à l'Oyabun.. On rend la coupe de Saké à son Oyabun. Et en cas de renouvellement de faute, c'est au tour des autres doigts, cela rend le fautif de plus en plus vulnérable. On ne badine pas avec le code d'honneur. Et rares sont ceux qui parviennent à un âge avancé sans en avoir perdu au moins un de cette manière. La plupart le conservent d'ailleurs dans une petite bouteille de formol, bien en vue dans leur demeure afin de ne jamais oublier leur disgrâce. Cette pratique est tout de même de moins en moins utilisée, par souci de discrétion face aux autorités. Ce signe devient trop visible lorsqu'on envisage de se ranger. Ainsi, depuis dix ans, les Yakusas en disgrâce ont souvent recours à la chirurgie et aux prothèses d'auriculaire.(4)

Le tatouage est également un rituel important au sein des Yakuzas, qui en sont presque tous recouverts. (1) Cette pratique est originaire des Bakuto, ou les membres se tatouaient un cercle noir autours de leurs bras à chaque crime commis. Aujourd'hui, il s'agit plus d'une volonté de différenciation. Se tatouer l'intégralité du corps est également considéré comme une preuve de courage (une centaine d'heures de travail est au moins nécessaire) et de fidélité, vu l'indélébilité du procédé.

# Posté le mardi 18 novembre 2008 21:37